S'autoriser à penser

Avec l'aimable autorisation de l'auteur

Vincent de GaulejacComment penser les liens entre l'histoire et le récit ?

Il y a mille façons de raconter son histoire : la subjectivité est labile, sensible au contexte, aux conditions de production, aux "états d'âme", à l'intériorité et aux projets qui sous-tendent le récit. On retrouve ici le tryptique entre les registres social, psychique et subjectif.

On connaît tous les pièges de l'illusion biographique (pourquoi faudrait-il
que la vie ait un sens ?), de l'illusion finaliste (la vie s'organiserait autour d'un projet, s'inscrirait dans une finalité), de l'illusion déterministe (l'homme est une larve mammifère programmée socialement), de l'illusion rétrospective (on reconstruit le passé en fonction des exigences du présent), de l'illusion narcissique (tout récit serait avant tout une question d'image).

Que d'illusions! que de pièges à éviter !

Peut-on, dans un récit de vie dissocier l'objectif du subjectif ? l'exposé des faits de leur interprétation ? Peut-on prendre sa vie comme un objet sans être immanquablement impliqué comme sujet ?

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